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ACTIU Berbegal y Formas, S.A.
En moins d’un an, l’investissement dans le bien-être des employés commence à rapporter des bénéfices

En moins d’un an, l’investissement dans le bien-être des employés commence à rapporter des bénéfices

PEUT 2017 | 5 minutes

Les chiffres sont clairs et la tendance du marché va dans ce sens. Environ 92% des coûts d’une entreprise découlent des employés. De ce fait, la mise en place de stratégies basées sur le bien-être crée un grand impact sur la productivité des occupants de l’immeuble, ce qui garantit un retour d’investissement dans l’actif le plus vaste et le plus important de la compagnie, à savoir, les personnes.

C’est le siège de Microsoft Madrid qui a été choisi pour accueillir le forum-débat sur la qualité dans les Environnements de travail « WELLBEING », organisé par IFMA et auquel ont pris part Santiago Erice, de Philips, Gonzalo Rellán, d’Eurest, Paulino Pastor, d’Ambisalud, Soledat Berbegal, d’Actiu, José Luis Casero, d’ARHOE et Luis Cabrera, de CBRE, afin d’analyser et de présenter de bonnes pratiques qui puissent contribuer à l’élaboration des ambiances de travail plus salutaires, plus accessibles et plus fonctionnelles tout en facilitant à la fois la collaboration, la communication et la productivité.

Photo: Microsoft

Il s’agit clairement d’un changement permanent pour des grandes compagnies telles que Microsoft, IBM ou Phillips, parmi bien d’autres. D’ailleurs, elles travaillent au développement de programmes, de projets et de politiques qui puissent encourager l’inclusion et augmenter la performance des personnes. Dans cette optique, lors de la présentation de l’événement, le responsable médias de Microsoft, Fernando Carneros, a souligné « l’importance de concevoir des espaces attrayants, capables d’attirer le talent, de motiver les utilisateurs ». Des espaces dont le développement va plus loin en cherchant à intégrer la santé mentale et physique des utilisateurs à travers le mobilier, la lumière, la qualité de l’air, et même à travers l’alimentation et l’exercice. 

D’une part, la certification WELL analyse toutes les variables qui exercent une influence directe sur le bien-être physique, psychologique et sensoriel des personnes au sein de leur lieu de travail, et d’autre part, elle certifie si l’entreprise fournit les moyens nécessaires à cet effet. En Espagne il existe 6 projets WELL inscrits : CBR Madrid (déjà certifié), CBR Barcelona, Actiu et trois autres projets qui restent confidentiels pour le moment. Les projets certifiés WELL sont au nombre de 50 en Europe et de 250 dans le monde entier.

« Un grand défi se présente actuellement pour essayer d’éduquer le marché », remarque José Luis Casero, représentant de l’association ARHOE (pour la rationalisation des horaires de travail) « C’est la multinationale qui sert de locomotive, même si 95% des entreprises espagnoles sont des PME ». La moyenne entreprise n’est pas encore présente car elle ne voit que le coût élevé que cela suppose, au lieu de voir cela comme un investissement. Dans les entreprises, on réclame en outre un soutien institutionnel à  travers d’incitations de nature officielle, de législations qui soient favorables à l’implantation de ces mesures, comme par exemple des déductions fiscales.

D’après les explications de son porte-parole Soledat Berbegal, pour Actiu, « la partie la plus importante de ce processus n’est plus d’obtenir ou pas la certification, mais plutôt de développer d’une manière active toutes les politiques de bien-être encouragées par WELL au sein de l’entreprise. Pour nous, le mobilier que nous fabriquons en suivant des paramètres de durabilité et d’ergonomie, représente un outil clé à l’heure d’apporter santé et bien-être à leurs utilisateurs, et c’est de cette manière que nous le transmettons à nos clients. En fait, afin de pouvoir expliquer ces améliorations en connaissance de cause, nous sommes en train d’effectuer le processus d’implantation de WELL chez Actiu, afin de le vivre et d’en ressentir les bénéfices ».

Francisco García Ahumada, le président d’IFMA a formulé l’un des problèmes principaux au moment de décider s’il faut implanter ou pas le bien-être dans l’entreprise. Selon García Ahumada, « L’aspect de la rentabilité n’est pas le plus important. Il faudrait plutôt se poser la question suivante : pouvons-nous nous permettre de perdre des gens ? Parce que le talent est là. Et, que se passe-t-il si nous ne le faisons pas ? Des problèmes de santé, de motivation surviennent et nous nous retrouvons sans travailleurs ».

Selon Luis Cabrera, de CBRE, cabinet-conseil international spécialisé dans l’implantation de WELL, « le retour d’investissement est visible en moins d’un an. D’après notre expérience, actuellement, 80% des employés se sentent plus productif, ils n’ont pas de postes fixes, chacun travaille là où il se sent le mieux, 90% des sondés ne souhaiteraient pas revenir à l’ancienne distribution des bureaux, et pensent que WELL a exercé un effet positif sur eux. 86% des entreprises déclarent que le nouvel espace les aide à se concentrer, 87% déclarent que l’environnement les aide à générer des affaires, du fait de sa disposition ».

Bureau CBRE à Madrid, 8ème étage. Photo: CBRE

Parmi les exemples pratiques mis sur la table, Santiago Erice, de Philips, a expliqué la façon dont la lumière influence l’état d’esprit, et comment il a été prouvé que les tons bleutés conviennent mieux le matin, tandis que les tons orangés augmentent notre productivité l’après-midi. En outre, il a déjà été démontré qu’une lumière adaptée et de qualité dans les environnements hospitaliers, aide à une récupération, plus efficace et plus rapide des malades.

Les tons bleutés conviennent mieux le matin.