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ACTIU Berbegal y Formas, S.A.
Co-living et des espaces flexibles pour de nouveaux modes de vie

Co-living et des espaces flexibles pour de nouveaux modes de vie

AOûT 2022 | 6 minutes

La direction prise par l'immobilier résidentiel, les nouvelles conceptions de logements, la consolidation des tendances telles que le build to rent (BTR, logements spécifiquement développés pour la location) ou le co-living (partage d'un logement), ou les nouvelles demandes des utilisateurs, font partie des aspects analysés lors de l'événement « Nouveaux projets immobiliers ». Une rencontre organisée par  Grupo Vía et parrainée par Actiu, Schneider Estectric et Tarkett, qui s'est tenue lors du showroom d'Actiu à Madrid. Ce dernier a pu compter sur la présence d'entreprises de référence dans le secteur. À l'occasion de deux tables rondes animées par le directeur général Architecture de Savills, Leyre Octavio de Toledo, toutes ces entreprises ont exposé leur point de vue sur un secteur de plus en plus sensibilisé à la question de la durabilité et avec des clients de plus en plus exigeants.

Intitulée « L'immobilier résidentiel est-il en train de changer ? Nouvelles conceptions de logements et consolidation de tendances comme le BTR ou le co-living », la première table ronde a réuni Andrés Horcajada, PDG & cofondateur de Tectum, Juan José Perucho, vice-président et directeur général de Grupo Ibosa, Víctor Troyano, Lead Project et Concept Manager d'Urbania, et Irene Trujillo, Directrice générale de Dovevivo. Ensemble, ils ont analysé la croissance du marché de la location face à celui de la vente dans le secteur résidentiel, le changement du profil client et la manière dont des aspects clés comme la lumière naturelle, l'ergonomie, la durabilité, les espaces extérieurs ou les équipements sont désormais considérés comme prioritaires, quand d'autres sont relégués au second plan (mètres carrés, emplacement ou prix) à l'heure de choisir un logement.

« Les profils familiaux et le rapport de chacun avec son environnement, aussi bien familial, professionnel qu'urbain, ainsi que les acteurs du secteur de la promotion et du cadre socio-économique et culturel ont profondément évolué ces dernières années », explique Víctor Troyano, qui signale que les nouvelles générations privilégient le service à la propriété et se tournent davantage vers des modèles comme le build to rent.

Au build to rent se sont ajoutés d'autres modèles tels que le co-living, le senior-housing (résidence pour personnes âgées) ou le student-housing (résidence pour étudiants). Tous ont émergé dans des pays étrangers et viennent répondre aux nouveaux modes de vie. « Cela serait intéressant de faire en sorte que la construction soit suffisamment flexible pour que, dans l'hypothèse où le marché évolue dans vingt ans, ce parc de logements pensé pour le build to rent puisse se reconvertir dans un autre type d'usage », indique Irene Trujillo.

« Les administrations publiques doivent comprendre que, pour répondre aux nouveaux modes de vie, il ne s'agit pas tant d'adapter les bâtiments, mais d'assouplir les usages », défend Andrés Horcajada. Selon lui, le facteur de différenciation majeur entre une ville attrayante et confortable pour ses habitants, et une autre, tient à sa capacité ou non à s'adapter à ces nouveaux usages. Tous les participants se sont accordés sur le caractère indissociable du build to rent et d'une gestion professionnelle, mais aussi sur la manière dont ce modèle est maintenant devenu l'un des marchés les plus attractifs pour de nombreux investisseurs, voir même le véritable moteur du secteur résidentiel ces prochaines années.

« C'est un modèle pour lequel, tout comme le co-living ou le senior-housing, l'initiative privée anticipe la demande. C'est donc un modèle très prometteur pour les clients », signale Juan José Perucho.

Emilio Sánchez Castellano, PDG d'Iberdrola Inmobiliaria, Dictino Castaño, directeur général adjoint de Premier España, Alfonso Martínez Paredez, directeur zone centre d'Inmobiliaria Espaci, et Manuel Balcells, directeur général d'Inbisa ont participé à la deuxième table ronde. Intitulée « Quelle est la direction prise par le secteur immobilier ? Segments plus rentables, impact des fonds européens et défis », elle a été animée de nouveau par Leyre Octavio de Toledo, qui a analysé l'avenir du secteur en des temps incertains et dans une période en proie à de profonds bouleversements.

« La pandémie a accéléré le changement dans le segment des bureaux qui a été le plus touché par la crise, cela ne fait aucun doute. Le télétravail va durer mais ne viendra pas remplacer le travail en entreprise. Il s'agira plutôt d'une mesure pour renforcer la flexibilité des espaces, car les rapports en personne doivent être préservés », souligne Dictino Castaño. Il signale également que, dans le secteur de l'immobilier résidentiel, répondre aux demandes de terrasses, de flexibilité des espaces, de lumière naturelle ou d'efficacité énergétique n'est désormais plus important, mais bien incontournable.

« Les clients commencent à prendre conscience de l'importance de la durabilité, même s'ils la considèrent plus comme une question ergonomique que comme une mentalité écologique.

Les certificats de durabilité sont une exigence de plus en plus formulée par la clientèle, mieux informée et plus exigeantes, où la différence générationnelle se remarque. En effet, les plus jeunes acheteurs ont une conscience écologique plus développée.

Concernant l'industrialisation, en tant qu'alternative possible à la construction traditionnelle, Emilio Sánchez Castellano a souligné que « pour que l'industrialisation soit rentable, une production massive est nécessaire, ce qu'on ne trouve pas en Espagne qui n'a pas cette culture de la construction à grande échelle ». « Moins il y aura de main-d'œuvre, plus son coût augmentera, et plus nous nous rapprocherons d'une construction industrialisée », ajoute Alfonso Martínez Paredez, qui est d'accord avec ses collaborateurs quant à l'importance de parvenir à une construction industrialisée, mais non standardisée.